Petite introduction à la littérature japonaise contemporaine

La littérature japonaise contemporaine est décidément très à la mode dans notre société occidentale non pas parce qu’elle nous est exotique mais parce qu’elle véhicule des sentiments paradoxaux qui nous sont indispensables... (lire la suite)

vendredi 21 août 2009

« 1Q84 » de MURAKAMI Haruki


Pour tous les amateurs du plus populaire des écrivains japonais, il va falloir vous armer de patience avant de pouvoir lire son dernier opus qui vient de paraître au Japon. D’après ce qu’on peut glaner comme information ci et là, la traduction française devrait paraître dans un an, voir deux. Quant au titre, c’est assez simple et compliqué à la fois : le Q anglais se prononce « kyu » qui veut dire 9 en japonais. Nous voilà donc avec le « 1984 » d’Orwell qui serait un hommage à ce livre paru en 1949. Mais, et c’est là que ça se complique, certains pensent qu’il n’y a aucun rapport. Peu importe…
Le livre est paru au Japon le 29 mai et fut un énorme triomphe dans les librairies du pays. Le livre (publié en deux volumes) dépassa rapidement le million d’exemplaires vendus.

Dans ce nouveau roman, MURAKAMI nous invite à suivre la vie de deux personnages dont l’une, celle d’Aomane est totalement surréaliste et l’autre, celle de Tengo est d’une banalité confondante.

Aomane est une jeune fille qui, tout en descendant un escalier de secours, se voit projetée dans une autre réalité et se met à commettre des meurtres. Tengo, quant à lui, est un simple professeur de mathématiques qui passe son temps libre à écrire des romans. Même s’il n’a jamais été publié, Tengo espère bien duper le jury du prix Akutagawa en ré-écrivant une histoire créée par une jeune fille de 17 ans.

Dans ce roman, MURAKAMI met en exergue le fait que si certaines atrocités sont commises dans une société, ce n’est pas seulement la faute d’une personne mais aussi celle de la société qui y joue un rôle important. MURAKAMI nous parle également dans 1Q84 des sectes, de ses dérives et de ce qui peut se passer d’un point de vue psychologique dans une secte comme la tristement célèbre secte Aum.

Mais à côté de ces sujets sérieux et dramatiques, on retrouve également dans ce roman de plus de 1000 pages la patte humoristique de l’écrivain en rencontrant au fil de ces deux histoires un berger allemand très friand d’épinards, en y entendant parler d’un accident causé par un éternuement ou même, en y voyant apparaître une seconde lune dans le ciel. Bref du MURAKAMI comme on l’aime.

Douloureuse et interminable attente en perspective.

Ce petit résumé est tiré d’un article écrit par Matthew Chozick et paru dans «The Japan Times »

0 commentaires: